Alors que Charlemagne levait le front qu’il tenait sur Carcassonne depuis sept ans, Dame Carcas, défenseuse de la cité aurait appelé le souverain de vive voix, ce qui aurait fait dire à l'un des proches de Charlemagne : "Sire, Carcas te sonne", d'où le nom de la ville.
Perchée sur un éperon rocheux, la cité médiévale de Carcassonne avec ses 3km de remparts, ses quarante tours, ses deux portes monumentales, ses barbacanes, son château et ses labyrinthes de chemins de ronde, d’escaliers et de courtines demeure le plus formidable ensemble fortifié d’Europe.
Le site historique reste encore vivant, grâce aux nombreux fêtes et festivals qui animent la cité à la saison estivale.
Si le site de Carcassonne a été investi par les Gaulois dès le VIe siècle avant J.
-C. puis par les Romains dès le IIIe siècle, c’est à l’époque médiévale, sous la dynastie des Trencavel qu’est édifié le premier château.
Lors de la croisade albigeoise au XIIIe siècle, le vicomte de Trencavel, complice des Cathares, est mis au cachot. La cité est alors prise par Simon de Montfort avant d’être annexée au domaine royal.
Carcassonne devenue ville forteresse du royaume prend ainsi sa physionomie actuelle avec la création d’une enceinte extérieure, des lices, le renforcement de l’enceinte gallo-romaine et l’agrandissement de la cathédrale Saint-Nazaire.
Le traité des Pyrénées, signé en 1659, repousse plus loin les frontières du royaume, la cité perd alors son importance stratégique. Au XIXe siècle, tombée en désuétude, elle est restaurée par Viollet-le-Duc.
En décembre 1997, la Cité de Carcassonne est inscrite au Patrimoine mondial de l’Unesco.
Inscrite au Patrimoine mondial de l’Unesco, Carcassonne est un monument en soi.
Son château a été construit au XIIe siècle sur trois tours de l’enceinte primitive ; à l’époque royale, des fortifications supplémentaires sont ajoutées à l’édifice avec une chemise munie de créneaux et de tours rondes avec archères.
La porte narbonnaise est composée de deux tours reliées par un châtelet : les double herses, les assommoirs servaient à la défense alors que les salons d’un gothique travaillé témoignent des temps de paix, plus raffinés.
La basilique Saint-Nazaire fait la transition entre roman et gothique : du premier relèvent le très beau portail et la nef, du second le chœur et le transept. Le visiteur y admire de belles rosaces et un orgue daté de 1522.
Lire le résuméRéduire